RÉFLEXION POLITIQUE

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La présente livraison, quoique au prime abord intriguant, n’a ou n’aura rien de prétentieux ; tout au moins nous l’espérons. Par contre, nous souhaitons entamer de fructueuses discussions avec ‘’tous ceux ou celles  qui sont  intéresses  par les joutes politiques’’  afin que, pendant qu’il est encore temps, nous entamons le balisage du vaste terrain des élections  présidentielle et législative des mois à venir dans plusieurs pays d’Afrique et du monde.

Sous n’importe quel angle qu’on l’envisagerait, l’évolution des  différents pays composant la planète ne saurait  être ni figée, ni obéir a un schéma standard. Ceci est un rappel  élémentaire ; mais dont l’importance se passe de commentaire en ce qu’il expose éloquemment la démarche dialectique qui a toujours été notre champ d’expression. Nous sommes à un tournant décisif de l’histoire de l’humanité avec pour caractéristique fondamentale, l’irruption  des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTCI). Point n’est besoin de s’attarder sur les implications heureuses de cette découverte dans le quotidien de l’homme de ce début de siècle.

Nous croyons fermement aussi que c’est a ce seul niveau scientifique que l’on peut parler d’une certaine uniformité dans l’appréhension des phénomènes qui nous entoure ; si tant est qu’elle (la science) est objective par conséquent impersonnelle. Jusqu’à ce niveau, le  lecteur pourrait se croire en face d’une littérature philosophique abstraite. Or nous voulons dépeindre une situation qui nous préoccupe et qui concerne la gouvernance de nos Etats par ces temps ou les élections sont en vogue et surtout cette affaire de modification de constitution pour un ou des mandats supplémentaires. Nous suggérons a nos respectables lecteurs un survol de la politique internationale pour faire une analyse face a l’équation du reste pas complexe ‘’du temps a passer au pouvoir’’. N’oublions pas pour notre part (nous Africains) les péripéties de BERLIN `1885 .Ayons présent a l’esprit, presque constamment ‘’la notion de pré carre’’ telle  que  stigmatisée par Churchill et qui est encore en vigueur quoi qu’on dise.

Une pluie de questions se posent des lors que l’on s’évertue a ‘’voir clair’’ dans la conduite des affaires publiques de nos pays d’Afrique et de plusieurs autres a travers le monde. Ils sont regroupes sous l’appellation de ‘’pays sous-développés, pays pauvres très endettes….

Les traitements de faveur des pays face aux grandes puissances s’expliquent par quoi ? Pourquoi certains chefs d’Etat et non des moindres ‘’font ce qu’ils veulent’’ pendant que d’autres sont soumis a des restrictions au point d’être constamment sous pression. Nous savons pertinemment que nos chefs sont installes lorsque l’Elysée donne son aval ou lorsque Londres acquiesce l’arrivée de tel ou tel au pouvoir dans son pays. Cette donne prendra-t-elle fin un jour ? Rien n’est moins sur entendu que le clivage économique ne fait que s’accentuer entre nos différentes contrées. Le schéma classique hérité de BERLIN 1885 est encore en vigueur.

Une autre démarche ne consisterais-t-elle pas a demander humblement  aux anciens colonisateurs de se pencher sur le sort des pauvres populations africaines en les mettant a l’abri des conflits meurtriers d’après élections. Ne nous embarrassons pas de scrupules. Il urge d’user de réalisme ; s’abstenir de braver inutilement ‘’les puissants de ce monde’’ capables de répandre la paix comme en une fraction de seconde de semer le désordre, mettre en ébullition les quatre coins de la planète. Les exemples ne finissent pour camper le paradoxe  qui habille ces ‘’affaires de prolongation de mandat a la  présidence des pays. Aussi, nous ne savons pas comment la succession se passait du temps des empires et royaumes qui géraient nos sociétés en ces temps désormais lointains. Nous savons  seulement que le matriarcat et le patriarcat étaient de mise et les successions se passaient avec certes des intrigues ; mais dans la majorité des cas de manière relativement pacifique. Un schéma presque standard  réglait ce genre de  situations  et l’on s’en tirait   avec plus ou moins de bonheur. Et c’est  démontrer, a l’instar de tous les Peuples, nous évoluions sans apports super structurels extérieurs .On peut aller jusqu’à se demander d’où est partit tout ce bouleversement que nous vivons de nos jours ? Par ces temps ou dominent les NTCI, il n’est pas question de passer sous silence

Les notions en vogue : Démocratie, droits de l’homme etc.…devraient être la propriété de tout le monde. Les considérations géopolitiques doivent céder le pas à un nouvel ordre mondial qui exclurait toute attitude belliqueuse ou dominatrice. La place de la diplomatie se trouve ici plus que jamais déterminante en ce qu’elle donne toujours libre cours à la négociation. C’est par elle et par elle seule que le monde des guerres sera définitivement écarté. Bien entendu que cette donne ne sera pas du beurre à couper car les marchands d’armes usent constamment de subterfuges pour écouler leurs produits  en donnant naissance à des foyers de conflits dévastateurs. Nous sommes en face de situations qui nécessitent une concertation  planétaire qui jetterait les bases d’une vie nouvelle pour tous les hommes de la terre. Et entre-nous soit-dit, sans optimisme débordant, l’Afrique de façon générale, la Guinée en particulier pour parvenir à ce stade sublime de la vie ainsi que  nous en rêvons légitimement, dispose d’une arme absolument incontournable pour la concrétisation d’une telle entreprise : la culture.

Le renouveau actuel du continent du point d’interrogation se matérialise concrètement  sur le terrain de la culture au sens pluriel du terme. Sous ces aspects multiples, la culture est la seule pratique susceptible de drainer les foules de manière spontanée et honnête. Que ce soit un concert, un festival ou encore un match de football genre coupe du monde ou champion s’ligue, vite la fibre patriotique  réveille en chacun et l’on se conscientise par rapport a la chose de la Nation. Qu’on pense a ces prises de positions lorsqu’une équipe africaine,  ou asiatique  ou européenne joue une finale d’envergure, la Nation s’efface pour le continent. Plus que toute  autre activité, la culture seule dispose de cette vertu qui nous fait affirmer que par elle et elle seule qu’un jour les hommes fumeront ‘le calumet de la paix : partout dans le monde.