PORTRAIT : Madame Bah Adama Dian Barry,Conseillère au ministère de la Sécurité et de la protection civile.

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« On n’obtient jamais ses droits dans un plateau d’or », dit Madame Bah Adama Dian Barry.

Madame Bah née Adama Dian Barry a fait l’essentiel de sa carrière au ministère de la Sécurité et de la protection civile où elle occupe actuellement le poste de conseiller chargée de mission.

Mais comment est-elle arrivée là. Quelle est sa formation ?

Adama Diam Barry est née à Labé à la fin des années 50. Elle y a fait ses études primaires et secondaires successivement à ‘’Hoggo Bouro’’ et à Thyndel. Baccalauréat réussi en 1978, elle fut orientée à la Faculté des Sciences administratives et juridiques de Bellevue où elle apprend le Secrétariat de direction durant trois ans. Ensuite, elle décroche son concours d’accès à l’Université Gamal Abdel Nasser, IPGAN à l’époque, où elle fait les Sciences sociales. « Dès après le cycle universitaire, ma première affectation a été au ministère de l’Intérieur et de la sécurité comme assistante auprès du ministre. Ce, après avoir obtenu mon diplôme de fin d’étude universitaire et après avoir accompli mes obligations militaires au camp Kwamé Nkruma », nous déclare t-elle.

En juin 1988, elle est mutée à la DCPAF, Direction Centrale de la Police de l’Air et des Frontières. Là, elle aura à occuper respectivement les postes de chef Section statistique, chef Section réglementation, chef Section Émigration chef Division Émigration.

« J’ai ensuite été nommée commissaire-adjointe au Commissariat central de Kaloum avant d’être de nouveau commissaire-adjointe au commissariat spécial de l’Aéroport en 2007. En 2010, j’ai été nommée Directrice centrale adjointe de la DCPAF. J’y ai été confirmée de 2011 à 2013. Jusqu’ici, je suis la seule femme à occuper ce poste. Depuis mi 2013, je suis conseillère chargée de mission auprès du ministre de la Sécurité et de la Protection civile », nous a confié dame Bah Adama Dian.

Sur le plan professionnel, elle a fait des stages de formation sur « les faux  documents et la sûreté aéroportuaire en France (Toulouse), sur la migration clandestine en Espagne, et sur les clauses de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO ».

Pour la commissaire Bah Adama Dian Barry, il y a de plus en plus de policières et que malgré les difficultés, les femmes occupent des postes-clés dans l’Administration policière. « C’est une femme qui est chef de Cabinet de notre ministère. C’est une fierté pour moi d’avoir été la seule femme jusqu’ici à être directrice adjointe de la DCPAF et actuellement conseillère chargée de mission auprès du ministre. On a des directrices chargées de la coopération, directrice adjointe de l’OPROGEME, commissaire spéciale de la routière. Les femmes sont représentées même dans le comité sectoriel de réforme des services de sécurité. C’est important parce que les femmes sont valables et savent ce qu’elles veulent. Pour que cela marche, les femmes ont leur rôle à jouer dans la société et à tous les niveaux ». La conseillère chargée de mission lance un appel à la gent féminine, pour que « les femmes fassent du sérieux, qu’elles acceptent de travailler dur et rester digne pour obtenir le droits. Les jeunes filles doivent accepter de se former si elles veulent être incontournables dans la gestion des affaires du pays. On n’obtient jamais ses droits sur un plateau d’or ».

Adama Dian Barry dit avoir passé le plus clair de son temps à la police administrative où elle a gravi tous les échelons. Elle trouve une nette différence entre la police administrative et celle judiciaire. Elle dit en avoir eu la confirmation lors de son passage comme commissaire adjointe à Kaloum. « C’est justement à ce niveau qu’il y a la procédure ».

Tantie Adama Dian dit : « Mon mari a été le plus beau cadeau que Dieu m’a offert. Au lieu d’être un obstacle, il est plutôt mon guide, mon conseiller dans mon travail. Il est un vrai soutien pour moi ».

 

 

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