Jeanne Martin Cissé, Première femme à diriger le Conseil de sécurité à l’ONU.

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Ministre et diplomate de carrière

Sa culture et son sens du devoir pour la nation ont vite fait de la distinguer entre les cadres de la République de Guinée avant l’Indépendance, et dès après l’accession du pays à la souveraineté nationale. Affectée à la délégation guinéenne aux Nations Unies avec l’un des éminents diplomate Guinéens Tely Diallo, Jeanne martin Cissé a joué un grand rôle pour la reconnaissance des droits des peuples en Afrique et partout où la colonisation s’exerçait. En Afrique en ces temps, il était très rare de voire une femme à ce niveau des affaires à l’international. Mais Tantie Jeanne, comme aiment l’appeler les enfants et certaines dames du monde politique, a vite compris que son rôle pouvait être de grand intérêt si elle s’y met comme indiqué par la révolution et son guide Sékou Touré.

Alors membre du cabinet des Affaires étrangères comme secrétaire de direction, elle était de toutes les délégations officielles de la nouvelle République, pour avoir des années après le droit de diriger la mission guinéenne aux Nations Unies. C’est dans le feu de l’action de décolonisation, qu’elle a joué un grand rôle au point de succéder à Tely Diallo et à d’autres diplomates de renoms, qui avaient débuté avant qu’elle n’y soit. C’était une reconnaissance aux hauts faits qu’imposait la Guinée pour la décolonisation en Afrique. Donc c’est sans surprise que l’Afrique et le monde ont tenu à honorer notre pays suite à des mouvements d’envergure au siège des Nations-Unies. La Palestine en était alors une réelle préoccupation face au lobby juif, qui tenait à empêcher le vote pour une résolution qui exigeait d’Israël, la reconnaissance des droits du peuple palestinien dans les limites des frontières reconnues par la communauté internationale.

Cet acquis pour la Palestine, il n’y avait à son tableau de bord que les noirs d’Afrique du Sud qui galéraient sous l’Apartheid, érigé en système de gouvernance, stigmatisant la séparation raciale entre noirs et blancs, sur un même territoire en Afrique australe, car au-delà de cette partie du continent l’Afrique du Sud, il y a avait d’autres pays sous la domination Sud africaine, comme la Rhodésie ou le Botswana.

C’est au bout de ces temps de combat continu, que Jeanne Martin Cissé sera rappelée au pays pour s’occuper du département des Affaires sociales au sein du gouvernement de la République, concomitamment au poste de présidente du Comité national des Femmes du PDG, membre du bureau politique national. Ce, jusqu’à la mort du Président Sékou Touré. Elle a toujours été des grands évènements concernant la vie de la nation.

Aussi, elle sera arrêtée pour un court temps par les militaires en 1984, mais sa vie et son courage au service de la nation ont pris le dessus sur les récriminations politiciennes, pour qu’elle soit remise en liberté, alors que ses compagnons trinquaient et broyaient du noir dans des geôles dont les seuls les pensionnaires, peuvent décrire les atrocités concernant les droits de l’homme.

Tout récemment, à Adis abeba en Ethiopie, que ne furent les honneurs à son endroit, lorsque toute l’Afrique fêtait la victoire des cinquante années de combat  et de victoire de tout un continent. A la Guinée la palme d’or de l’indépendance, avec en prime, Jeanna Martin Cissé. Quel vie réussie au service de sa nation ? Ce n’est pas quelqu’un d’autre El Oumar Camara qui dirai le contraire, et pour cause…