Hadja Aicha Bah, Administratrice à l’UNESCO, un exemple pour les femmes et les jeunes filles.

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«Soyons ensemble, travaillons ensemble, sachons que les hommes sont nos partenaires, et c’est ensemble que nous pourrons réussir un développement durable pour l’Afrique, mais dans la paix, dans la cohésion sociale’’. PAIX, COHÉSION SOCIALE, PARTENARIAT ENTRE HOMMES ET FEMMES.»

L’universitaire diplômée de Chimie a fait ses études supérieures aux USA, avant de rencontrer son jeune époux, Portos Diallo, qui sera le plus jeune ministre de Sékou Touré sous la Révolution, avant de se retrouver dans les geôles du camp Boiro. Aicha Bah devait traverser le désert seule avec ses enfants et certains parents er amis, tout en donnant des cours dans les écoles de Conakry ; ce, jusqu’au changement de régime en 1984. Et ce n’est pas rien, que son nom fut cité parmi les ministres du gouvernement de la République, surtout avec le porte-feuille l’enseignement pré-universitaire. Elle y prit service sous le signe de l’équité et le respect du genre, afin que les petites filles soient autant que leurs frères bénéficient du même traitement à égalité de chance face aux épreuves de la vie.

Sa maîtrise du sujet donnera naissance au projet dénommé PASE ou le Projet d’Appui au secteur de l’éducation, qui connaître deux volets en tout : PASE 1 et PASE 2. Ces projet vont permettre la construction des écoles un peu partout, mais plus encore avec la société AFRICOF.

La particularité que Aïcha Bah, affichera fièrement d’ailleurs durant son passage au gouvernement fut avant tout et surtout de décomplexer la junte féminine dans l’exercice des fonctions ministérielles. Ceci rendit grand service à bien d’autres femmes qui souhaitaient avoir un exemple de noblesse et de don de soi au service de la nation. Car souvent, la politique propulsait bien plus des dames analphabètes qui  ne sont là qu’à cause de leur engagement sur le terrain politique, alors que celui scientifique est laissé pour compte.

Donc avec des dames comme Aïcha Bah, la Guinée venait d’entrer dans une phase de reconnaissance de la place et la qualité des femmes instruites, responsables et déterminées à donner la leçon aux hommes toujours pressés de dire que les femmes n’en valent pas autant. Combien d’Aicha Bah en avons-nous maintenant ? En tous les cas, son exemple sert de refrain à tous ces masses qui veulent voir les femmes, et surtout les jeunes filles autrement dans la vie pratique. Excellentes en clase, mais exemplaires aussi au service sans restriction.

C’est ce qui fit qu’après sa sortie du gouvernement en 1996, l’UNESCO ayant compris et apprécié son apport dans le volet de l’éducation des jeunes filles, n’hésita pas à la proposer d’être de l’effectif des administrateurs qui soient en charge des questions de l’enseignement à la base. C’est dire que son passage au sein de notre exécutif, n’a pas été une fausse sortie, comme ce fut pour tant d’autres.