SANTE: Silence on nous empoisonne.

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Décidément si l’on peut trouver du faux sur internet, sacs, parfums, vêtements, outillage, médicaments, jouets, on s’étonne également de l’alimentation. Est-ce de la contrefaçon ou de l’empoisonnement ?

Or, être trop copié tue. Mais ne pas l’être assez est un mauvais signal pour les acheteurs des grands magasins. Il n’est un secret pour personne, les ‘’marchés aux voleurs’’ se trouvent de Pékin, Shanghai à Bangkok.

Seulement, les choses deviennent dangereuses dans d’autres secteurs. Dans les médicaments en particulier, on vire au sordide. Pas d’ambiguïté : Personne ne trouve d’intérêt à être copié. Les boites sont familières ; des comprimés dans des alvéoles de plastique avec  les indications habituelles et des noms connus. Le contenu lui, est aléatoire.

Certains comprimés sont fabriqués par des laboratoires qui ont récupéré la formule du principe actif et vendent des génériques illégalement.

D’autres contiennent au mieux des excipients, au pire des poisons. Outre le viagra, l’Acomplia, le médicament anti-obésite de Sanofi-Aventis est l’un des plus contrefaits,  et ce ‘est pas un hasard si Jean-François Debecq, président du groupe pharmaceutique a lancé en 2007, les premières Rentrées parlementaires européennes sur la contrefaçon des médicaments à Bruxelles.

Une image dégradée.

Bon marché, propres, ses boites de conserves, les jus, ne séduisent pourtant pas les foules. Une succession de graves accidents et la politique alimentaire est mise en cause.

Des exportations commerciales de produits étrangers (boites de conserves, jus, parfums) sont produites, faisant la part belle à la réputation de ‘’bombes alimentaires’’. La raison ? Une réglementation inique qui interdit en Guinée, la TVA sur les denrées de première nécessité.

Depuis, l’office du contrôle de qualité n’a pas changé d’avis pour une modification de la réglementation. Les professionnels estiment que seulement à défaut de certains supermarchés, qui sont en règle, la plupart des produits viennent de marchés populaires.

Le faible succès de la mise aux normes des étals et des boutiques s’explique d’abord par manque d’information des consommateurs et surtout, par le coût de cette opération.

La grogne des consommateurs

Au chapitre des mauvais points accumulés, il faut compter avec la grogne des consommateurs désabusés. En effet, la filière a connu plusieurs ‘’ratés’’.

Pis, les commerçants peu scrupuleux n’ont pas toujours informé leurs clients correctement.

Résultat : des maladies digestives, artérielles, etc. Des consommateurs se sont faits refoulés par les commerçants qui ont refusé de prendre en charge les produits sur lesquels apparaissent des cachets douteux. Un comble !

Les normes pas aux normes :

Malgré les nouvelles normes de pollution des aliments édictées par l’OMS, et la CEDEAO, entrées en vigueur, ces nouvelles exigences en matière de rejets polluants n’ont pas été imposées par le Ministère du commerce.

Engagées dans une concurrence effrénée et des investissements importants dans la technologie alimentaire, ces commerçants n’ont pas fait l’effort de proposer des modèles aux normes actuelles.

Ainsi, l’adaptation des commerçants pour satisfaire aux normes internationales, nécessite la mise au point d’une technique peu sophistiquée qu’auparavant : il faut également que la technologie alimentaire mise au point soit compatible avec le système environnemental.

Comment rester jeune dans son corps et dans sa tête ?

La nourriture industrielle est carencée en fibres, en vitamines, sels minéraux mais saturée en sucres rapides, en farines raffinées et en mauvais gras.

Or, nous avons besoin de deux types d’acides gras en quantité identique, les oméga 3 et les oméga 6.

Malheureusement, nous consommons dix à vingt fois trop d’oméga 6. Ce déséquilibre favorise l’apparition de troubles graves, notamment neurologiques, comme les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer et provoque un vieillissement accéléré. Nous sommes en surcharge calorique. C’est un handicap pour la longévité. Les sucres raffinés favorisent le vieillissement de la peau. Chez les diabétiques, le taux de sucre trop élevé dans le sang provoque un vieillissement accéléré, en réagissant chimiquement avec les protéines des tissus.

Notre corps qui est entraîné pour aller puiser la juste dose dans les aliments, est déboussolé. On n’a non plus besoin de yaourts, de jus de fruits ou de boissons lactées artificiellement enrichies en antioxydant ou en vitamines.

Aussi, l’épidémie de cancers, de maladies cardio-vasculaires, de diabète et de maladies neuro-dégénératives que nous avons créée de toutes pièces par notre mode de vie, menace de mettre un frein à l’augmentation de l’espérance de vie  et va médicaliser nos vies de plus en plus tôt. Il faut réapprendre à manger pauvre, délester l’assiette des calories inutiles et opter pour une diète de type naturel.

Seuls 25% des cas d’Alzheimer sont d’origine héréditaire. De plus en plus d’études montrent que l’on peut prévenir la maladie par notre alimentation. On a dans notre assiette de formidables neuro-protecteurs comme les poly phénols que recèle par exemple le curcuma.

Les oméga 3 jouent aussi un rôle important. En consommant du poisson gras une à trois fois par semaine, vous réduisez de 35% votre risque de faire un Alzheimer conseille le Docteur Ruchard Beliveau, résidant au canada et propriétaire d’un laboratoire de médecine moléculaire.

C’est pourquoi, il suggère que le thé vert, par exemple, renforce la résistance de la peau aux rayons du soleil, freine la dégradation du collagène et retarde l’apparition de ride. La meilleure méthode pour rester en bonne santé, le plus longtemps possible, c’est de veiller sur le contenu de son assiette.

Madina Men

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