Football guinéen: Hafia 77, la légende continue !

0
618

L ‘Afrique est un continent de football et la Guinée, un grand pays de football aussi. C’est dans les années 60 et 70 que les autres continents ont véritablement su que le football est une affaire de religion dans notre continent à travers des grandes empoignades dans les stades mythiques. De grands clubs à cette période jusqu’à nos jours auront marqué à jamais ce football. Ce sont les cas du National Al Ahly d’Egypte, du TP-Mazembé en RDCongo, du Zamalek d’Egypt, du Canon de Yaoundé pour ne citer que ceux-là. En Guinée, le Hafia plus tard appelé le célébrissime Hafia 77 aura pleinement participé à l’essor de ce football continental. Il aura tout balayé sur son passage. Les supporters des équipes adverses pleuraient à chaque fois que le Hafia passait-là. Ce légendaire club guinéen a été le premier dans l’histoire du foot continental a remporté trois fois la Coupe d’Afrique des clubs champions autrefois appelée « Coupe Kwamé N’Kurumah » du nom du défunt Président ghanéen. Pour atteindre cet objectif difficile, il aura fallu beaucoup de sacrifices du peuple guinéen dans l’ensemble sous la houlette de son Président révolutionnaire Ahmed Sékou Touré. Ce père de l’indépendance aura fait du Hafia un symbole, une idéologie nationale. A tel point que quand il joue tout le monde se  mobilise sans exception d’aucune. Puisqu’au départ, selon certaines indiscrétions avant et au début des indépendances le foot national n’étaient pas à la hauteur des attentes, il était un peu malade. Donc, pour le guérir, il aura fallu qu’on trouve un remède pour le soigner. C’est partir de là que le nom Hafia, en langue maninka qui veut dire simplement la santé ou je suis guéris, a été trouvé. Ainsi, après de longs parcours dans les années 60, c’est dans les années 70 que le grand Hafia  a commencé à engranger des titres et à jouer des finales presqu’à chaque compétition.

Les trophées et les finales

Le célébrissime Hafia 77 aura disputé plus de cinq finales de la Coupe Kwamé N’Kurumah. Trois remportées :

En 1972 à Kampala contre le Simba football club d’Ouganda. Double victoire du Hafia. Aller 4-2 à Conakry. Retour 3-2

En 1975 à Lagos, le club guinéen remporte son titre contre Enugu Rangers. Double victoire aussi. Aller 1-0 à Conakry. Retour 2-1.

En 1977 à domicile du stade du 28 septembre de Conakry, le Hafia entre dans l’histoire. Il s’est également imposé doublement contre l’équipe ghanéenne d’Hearts Of Oak : 1-0 et 3-2. Deux finales perdues :

En 1976 à Alger contre le Mouloudia d’Alger. Aller 3-0 pour le Hafia. Retour 3-0 pour Mouloudia. Tirs au but 4-1 pour l’équipe algérienne.

En 1978 à Yaoundé le Hafia perd dans sa finale contre le Canon de Yaoundé. Aller 0-0 à Conakry. Retour 2-0 pour le Canon. Avec ce triplé, le Hafia symbole nationale guinéenne devient symbole africaine.

La base du succès

Il n’y avait pas de tabou sur la base du succès du Hafia. A l’époque des indépendances, la Guinée n’avait qu’à peu près une population d’un million cinq cent milles habitants. Donc, il était facile pour les entraîneurs de récruter les jeunes footballeurs pour jouer dans les grands clubs. Et c’est dans cette optique que le Hafia a eu la chance d’avoir presque les meilleurs joueurs du moment sur le plan local qui seront  reconnus plus tard sur le plan international grâce à leurs talents. Ce sont les cas de Chérif Souleymane, ballon d’or africain en 1972 ; de Papa Camara double ballon d’argent ; d’Ibrahima Sory Keita « Petit Sory », l’un des meilleurs ailiers droit continental ; de Maxime Camara, l’un des meilleurs ailiers gauche africain ; de Djibril Diarra Becken, l’un des meilleurs latéral et tant d’autres.

La continuité

Après le passage de cette génération qui aura joué jusqu’au début des années 80, plusieurs générations sont venues dont celle des Abdoulaye Emerson, Saliou Diallo, N’Faly et consorts. Aujourd’hui, c’est le Hafia new look  qui joue dans les compétitions de la Féguifoot. Nouveau président KPC (Kerfala Persona Camara). Avec beaucoup de moyens et désormais structuré. L’espoir renaît !

Bagafoté

 

LAISSER UN COMMENTAIRE