ARTEX GUINEE, un produit « made in Guinea ’’ à soutenir !

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Mamadou Saidou Diallo est décidemment un self-made man, décidé et n’acceptant pas de baisser les bras pour un mauvais coup du sort.

Transfuge d’une ONG néerlandaise où il a servi durant dix longues années dans l’artisanat. “Un artisanat qui nourrit son homme“ dira-t-il, puisque depuis qu’il a créé ARTEX (Textile Artisanal) il y a cinq ans les affaires se précisent et son empire se développe.

Un des hommes par lequel l’artisanat guinéen se diversifie et qui un jour dira a ses descendants “j’ai contribué à son éclosion dans notre pays“. !!

Mamadou Saidou Diallo innove dans un style art-déco propre à lui, une originalité qui se place dans le top 10 des meilleurs artisans de Guinée et peut-être d’Afrique, qui sait ?

Avec une bande de cotonnade de 2 mètres, il fait des merveilles en décoration, en habillement pour hommes ou femmes. Tous les produits d’ARTEX sont faits-main avec une dextérité qui n’a rien à envier aux usines les plus performantes du textile.

Cette entreprise qui est appelée à grandir, s’est déjà fait un nom dans le monde diplomatique en Guinée. De l’Ambassade de France à celle de Etats-Unis on peut admirer les différentes fresques et autres tableaux, peintures murales qu’ARTEX a exécuté pour couvrir les murs et autres salons de ces chancelleries.

Avec une large ouverture sur le monde Artex sera sans doute le porte-flambeau de l’économie artisanale guinéenne quand un jour les pouvoirs publics daigneront la pousser vers l’Excellence.

Habiller les guinéens, décorer leurs maisons, embellir leurs bureaux et autres ateliers de travail est le credo de l’homme qui a eu cette idée géniale dans le monde des arts, des artisans et des artistes de Guinée. De nombreux autres guinéens qui ont un certain génie créatif  seraient les locomotives d’un développement endogène de l’artisanat en Guinée faudrait-il les aider à parfaire leur art.

Des produits 100% coton, c’est donc cela la marque de fabrique de fabrique d’ARTEX qui avec le temps apportera de nouvelles touches et retouches à ses produits finis. De la filature au tissage en passant par le bobinage, la teinture, jusqu’à la couture, le produit fini ARTEX innove et ce ne sera que justice quand  on demandera aux Guinéens de consommer local.

Le risque chinois n’est pas à écarter. Tout un chacun sait qu’ils sont les champions en imitation, pour cela nous demandons au gouvernement guinéen de protéger nos œuvres, comme le font les autres pays.

Prenez la Toile de Korhogo fait-mains en Côte d’Ivoire, l’Etat ivoirien ne lésine pas dans ce qu’il appelle un devoir de protection.

Le promoteur Mamadou Saidou Diallo est confiant quant à l’avenir de son “label“.

Il raconte : ‘’ Je suis en capacité d’installer un réseau de créateurs qui seront formés sur le tas pour grossir les rangs de la corporation. J’ai même réussi à débaucher des mécaniciens qui se sont reconvertis en décorateurs d’intérieur, des maçons en tisserands, qui dit mieux?’’

Un autre devoir de l’Etat guinéen que nous appelons de tous nos vœux, est de procéder à de larges ouvertures pour que nos œuvres et nos produits soient écoulées dans les meilleures conditions sur le marché international.

Selon le promoteur d’ARTEX le développement de notre pays dépend de tous les Guinéens. En me prenant en exemple, avec huit métiers à tisser je fais plus de 1500 mètres par mois de cotonnade comme matière à façonner et à œuvrer. Cela valorisera les produits “made in Guinea“ de bonne facture  tant pour la consommation locale,  qu’à l’export.

  S.TOURE