Environnement : Quel avenir pour notre planète ?

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«Ce n’est plus l’heure de plaider l’ignorance», a lancé Barak OBAMA à l’attention des  élus Républicains – nombreux – qui répondent qu’ils ne sont «pas scientifiques» lorsqu’ils sont interrogés sur le sujet. «Ceux qui veulent ignorer la science sont de plus en plus seuls, ils sont sur une île qui est en train de disparaître», a encore ajouté Barack Obama.

En Guinée, les besoins prioritaires sont pour des actions de lutte contre le changement climatique et les opportunités de leur financement.

Bien que le pays souffre ‘’réellement’’ des effets du réchauffement climatique, le nombre d’actions liés au phénomène et des projets reste très limité. Seulement deux projets d’adaptation sont actuellement en cours de mise en œuvre. Le manque de capacités institutionnelles et de coordination est considéré comme un facteur majeur responsable du manque d’engagement du pays dans l’adaptation au changement climatique et les mesures de réduction.

Promotion et utilisation de l’énergie solaire pour l’extraction du sel marin;

Élaboration d’un système d’alerte rapide afin d’assurer la productivité agricole et la sécurité alimentaire;

Réalisation de micro-barrage à buts multiples;

Changement climatique : la Guinée entre dans la danse !

Le changement climatique intéresse aussi la Guinée. Et d’ailleurs elle se prépare pour la 21ème session de la Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques.

Lors du dernier Conseil des Ministres celle de l’Environnement, des Eaux et Forêts a évoqué les enjeux de la 21ème Conférence des Parties (COP 21) de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, dont l’objectif est de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre et d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le dérèglement et le réchauffement climatiques.

« La Ministre a informé que la Convention fait obligation aux Parties de préparer des communications nationales comprenant les inventaires nationaux de gaz à effet de serre (GES), des études de vulnérabilité de différents secteurs, la définition des Plans Nationaux sur les mesures d’atténuation et d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques », rapporte-t-on.

Un Comité ministériel présidé par le Ministre d’Etat en charge de l’Enseignement Supérieur a été mis en place « pour préparer le dossier guinéen de la Conférence de Paris.

La Guinée, un pays très exposé au changement climatique….

La Chine est le plus grand pollueur de la nature avec 25¨%, suivie des Etats-Unis avec 15%. Face aux enjeux climatiques universels, la France va abriter du 30 novembre au 15 décembre 2015 à Paris, un sommet mondial sur le climat.

La Guinée est un pays particulièrement exposé aux conséquences du changement climatique. Premier phénomène, l’érosion côtière. Mais la Guinée n’est pas la seule dans cette situation.

Pourtant, ‘’quand la mangrove disparait, la mer peut avancer plus vite et la retenue du carbone ne suffit plus’’. Dans ce changement climatique, l’homme  joue un rôle important.

‘’La main de l’homme y est pour beaucoup à travers notamment la recherche  des terres agricoles, soit par la coupe du bois qui ne repoussera pas forcément pour pouvoir se chauffer ou faire la cuisine. Il y a aussi le fait des entreprises minières qui s’installent pour creuser la terre’’,  les aspects de la pollution contribuent à leurs manières au changement climatique.

‘’Jamais une espèce vivante n’a eu sur la Terre autant d’impact que l’Homme, pourtant nous n’avons qu’une planète’’. Aujourd’hui le monde prend conscience que nos modes de développement ne sont pas durables et que nous allons devoir profondément changer notre rapport à la nature pour préserver la vie sur terre.

 Canicule en été, hiver sans neige, dérèglement du climat (« il n’y a plus de saisons » !!!) dit-on, inondations dans un coin de l’Europe tandis qu’un autre subit de terribles sécheresses, le changement climatique se manifeste sous des formes diverses.

 

Au-delà du climat, ses conséquences sont bien plus complexes. Le réchauffement de l’eau et la fonte des glaces font monter le niveau des mers, ce qui met en péril de nombreux archipels et terres basses, comme les Pays-Bas ou le Bengladesh. Le 21ème siècle sera peut-être le premier à voir l’apparition de « réfugiés climatiques ». Si les prédictions les plus noires se réalisent, des nations-archipels, comme les Maldives, pourraient être rayés de la carte. Les conséquences géopolitiques seraient énormes.

Ces bouleversements climatiques perturbent la faune et la flore, dont la répartition géographique tend à se déplacer vers le nord. Ces changements impactent l’agriculture, la santé, l’économie. Ils font vaciller les modèles de sociétés engendrés par l’économie de marché.

Outre les progrès technologiques, certains insistent sur le besoin de revoir entièrement nos modes d’organisation sociétale. Le gaspillage et la surconsommation doivent être limités, tandis qu’il faut limiter les transports inutiles de marchandises (par exemple des produits faisant un aller-retour entre 2 sites de production pour passer par 2 étapes de transformation).

L’objectif de Changement climatique n’est pas de tomber dans un catastrophisme alarmiste, mais de faire un bref point sur cette problématique, tout en rappelant que quelles que soit les conclusions concernant les causes exactes du changement climatique, adopter une énergie renouvelable comme par exemple l’installation d’un panneau photovoltaïque ou d’une éolienne ne peut être que positif : nous n’aurons pas à nous priver de notre confort moderne, tout en suivant un principe sage permettant d’éviter bien des ennuis : le principe de précaution.

 La Terre, depuis ses origines, a toujours connu des changements cycliques de climat, les périodes glacières alternant avec des périodes plus chaudes. On sait que ces cycles durent à peu près 100.000 ans. Comment?….En étudiant des carottes de glace, qui contiennent des gaz fournissant aux scientifiques des indications sur le climat de l’époque. Les carottes extraites à grande profondeur nous renseignent sur le climat d’il y a ……..800.000 ans !!

Tout ceci n’est donc pas neuf, la Terre a déjà été dépourvue de calottes glacières. Mais alors, qu’est-ce qui cloche ? On constate que l’augmentation de la température moyenne ne cesse de s’accélérer, à des rythmes méconnus.

La multiplication des catastrophes naturelles provoquées par la météo (ouragans, inondations, etc.) est une autre manifestation du changement climatique. L’élévation du niveau de la mer, en conséquence de la fonte des glaces en est une autre. Vu que ces phénomènes n’ont jamais été observés auparavant, les scientifiques se sont alors penchés sur l’activité humaine afin de trouver les causes de ce phénomène inédit.

L’activité humaine est en partie responsable du réchauffement climatique.

Etant donné que le réchauffement climatique coïncide avec le développement industriel, l’activité humaine a été rapidement pointée du doigt.

Le Giec (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) est l’organisme international ayant autorité sur le réchauffement climatique. Il a pour objectif « d’évaluer, sans parti-pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui sont nécessaires afin de mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. »

Dérèglements climatiques….

Le climat « devient fou ». Sécheresses anormales dans certaines régions du globe, pluies diluviennes entraînant des inondations dans d’autres, augmentation de la fréquence des ouragans et tempêtes tropicales en sont de nombreuses manifestations. Certaines régions connaissent un refroidissement, tandis que d’autres un réchauffement.

Elévation du niveau de la mer.

On a pu observer une augmentation de 10 à 20 centimètres du niveau des mers au cours du 20ème siècle.

Fonte des glaciers.

Lorsqu’on observe les photos du Kilimandjaro depuis quelques décennies, pas besoin d’avoir un doctorat en météorologie pour constater que le glacier fond inexorablement.

 

Accentuation du phénomène « El Nino. »

El Nino, ce courant côtier partant du Pérou et de l’Équateur, ne cesse de prendre de l’ampleur et ses conséquences sur la faune il coupe l’apport en nourriture des eaux du sud et le climat  dont la déviation de la trajectoire des tempêtes tropicales, déplacement des masses nuageuses vers l’est en font de même.

Extinction de la faune et de la flore….

La modification ou la disparition des écosystèmes menacent directement de nombreuses espèces. On peut citer l’ours blanc comme exemple emblématique. Le Giec estime que 20-30% des espèces seront exposées à un risque accru de disparition si la température augment de 1,5 à 2,5 degrés. Si ce chiffre devait atteindre 3,5, le pourcentage grimperait à 40-70%.

Inondations, sécheresses et intensification des tempêtes tropicales…

Les catastrophes naturelles liées au climat, comme les inondations, les ouragans, la sécheresse, les incendies de forêt, etc., risquent de s’intensifier, fragilisant encore plus les populations devant y faire face. Ceci pourrait être un frein au développement de nombreux pays, par exemple le Bangladesh.

Modification du Gulf Stream….

Le Gulf Stream, ce courant marin de l’Océan Atlantique amenant de la chaleur des côtes de Virginie vers l’Europe, pourrait être modifié, voire disparaître. La conséquence pour l’Europe serait un refroidissement brutal du climat. Cette hypothèse est un exemple prouvant que le réchauffement climatique peut avoir des conséquences surprenantes, les causes et les conséquences étant incroyablement complexes.

Conséquences géopolitiques et humaines du changement climatique….

Des zones actuellement habitées pourraient devenir inhabitables à cause de la désertification, certains territoires être chassés de ses habitants par l’élévation du niveau de la mer. Des espèces animales et végétales sont menacées d’extinction.

Iles et régions côtières menacées….

Le Giec prévoit une élévation du niveau des océans de quelques dizaines de centimètres. Cette augmentation du niveau de ma mer menace directement de nombreuses îles du Pacifique, dont l’altitude ne dépasse pas les quelques mètres.

Catastrophisme malsain ? Pas vraiment, car une île habitée a déjà été rayée de la carte, en 2006 : il s’agit de Lohachara, dans le delta du Gange, en Inde. Une douzaine d’autres îles indiennes seraient aussi sur le point de disparaître d’après l’Université Jadapur de Calcutta.

Les îles Cartets, en Papouasie Nouvelle-Guinée, devraient subir le même sort. Si les îles sont sujettes aux inondations, de nombreux territoires continentaux sont aussi sous la menace. Les Pays-Bas, dont d’immenses superficies sont situées en dessous du niveau de la mer, Venise, le Bangladesh, l’Égypte et bien d’autres observent avec anxiété ces marées qui ne cessent de gagner du terrain.

Flux migratoires et conséquences politiques…..

Pour toutes les raisons citées plus haut, certaines populations n’auront pas d’autre choix que de prendre le chemin de l’exil, n’ayant plus les moyens de survivre dans leur environnement. En cas de disparition complète du pays (par exemple les Maldives), où ces « réfugiés climatologiques » iront-ils ? Leur pays existera-t-il encore ? Jamais l’humanité n’a été confrontée à une telle situation. Le changement climatique pourrait provoquer des bouleversements géopolitiques.

Les énergies renouvelables….

L’un des grands espoirs de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, c’est le développement des énergies renouvelables, utilisant la force du vent, du soleil et des marées.

Si le développement de ces énergies renouvelables étaient déjà un impératif vu l’épuisement des ressources fossiles, le réchauffement climatique a permis de donner une nouvelle impulsion à la recherche.

L’énergie solaire….

Elle peut être de 2 types, thermique ou photovoltaïque. Avec l’énergie thermique, on capte la chaleur du soleil (via un panneau), principalement pour chauffer l’eau d’un chauffe-eau, ou des locaux.

Les panneaux photovoltaïques transforment l’énergie solaire en électricité. Ils ne sont efficaces, évidemment, que dans des régions bénéficiant d’un grand ensoleillement. Cette technologie a tendance à se démocratiser tandis que son efficacité ne cesse de progresser.

L’énergie éolienne….

Les éoliennes, ces moulins à vent modernes qui, au lieu de moudre le grain, transforment l’énergie du vent en électricité, sont très efficaces sur les côtes et au large, zones sujettes aux vents puissants. Certains les critiquent (pollution sonore et/ou visuelle).

L’énergie hydraulique….

Il s’agit de récupérer la force générée par les courants de l’eau afin de la transformer en électricité. Il existe de nombreuses applications :

Que doit-on en conclure ?

Il est possible que la science trouve les solutions afin d’inverser l’accumulation des gaz à effets de serre dans notre atmosphère. C’est trop tôt pour le dire, par contre il est clair que nous devons agir maintenant. C’est pourquoi il convient de revoir nos habitudes de consommation et revenir à des comportements plus rationnels et économes, dans l’esprit de nos grands-parents.

Les solutions face au changement climatique:

….Adapter notre comportement….

Pour autant que le changement climatique soit principalement dû à l’homme, la réduction de l’émission des gaz à effet de serre est donc la priorité numéro 1. Les solutions sont nombreuses et ne passent pas nécessairement par des innovations technologiques ou des lois imposées par le législateur. Par paresse et ignorance, nous avons développé de nombreuses habitudes qu’il convient de changer.

Changer nos mauvaises habitudes…..

Le gaspillage énergétique est immense. L’électricité bon marché a contribué au développement des mauvaises habitudes. Que ce soit au niveau public avec le sur-éclairage des routes (parfois en plein jour), des locaux mal isolés ayant de besoins en chauffage excessifs, ou au niveau privé.

Synthèse Madina Men

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