Sory DOUMBOUYA Sorel PDG du Groupe Djoliba International S.A

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Sory DOUMBOUYA Sorel, PDG du Groupe Djoliba International S.A

Un chef d’entreprise idéal

« Mettre mes connaissances et expériences au service de la Guinée »

Sory DOUMBOUYA, diplômé de l’Université Julius Nyerere de Kankan et de l’Institut de gemmologie du Conseil supérieur de diamant -HRD- à Anvers (Belgique), marié père de 5 enfants, Sorel Doumbouya a un parcours riche.

L’agent commercial de Guinée Inter Air (GIA) à Kankan, à la fin de ses études, est aujourd’hui à la tête d’une holding qu’il a lui-même créée. Très éclectique, Sorel est entré dans le secteur de la pêche pour en être un des grands patrons en Guinée et dans le secteur du diamant, il est l’un des plus grands opérateurs du pays. Suivons un peu le parcours de ce jeune homme au caractère bien trempé.

Quel combat et quelle réussite pour ce jeune chef d’entreprise multisectorielle !

Né à Kouroussa, il y a de cela un peu plus de 40 ans, dans la capitale du Hamana, là-bas au bord du Niger, communément appelé Djoliba en maninka, Sory Doumbouya, « Sorel » pour les intimes, y fréquente l’école primaire et secondaire. Puis, se retrouve dans le Baté, au bord du Milo, à l’Université Julius Nyerere de Kankan où il obtient un diplôme d’études supérieures (DES) en finances en 1992. Voyant ses aptitudes, il s’engage dans les activités commerciales chez Guinée Inter Air (GIA), compagnie aérienne privée. Il y exerce successivement les fonctions d’agent commercial, chef escale, représentant, chef service commercial et vente. Toujours confiant en l’avenir, il intègre la Société de pêche Star Pêche, à Conakry, où il s’emploie comme directeur administratif et financier. Plus tard, il fonde sa propre société, Djoliba Pêche, dont il devient le Président Directeur Général. Plus les années passent, mieux les activités s’élargissent et l’expérience s’acquiert. Le monde des mines est découvert après un Diplôme d’études en Identification et Evaluation du Diamant taillé à l’Institut de gemmologie du conseil supérieur de diamant HRD à Anvers (Belgique). Il commence à regarder loin et à explorer d’autres pistes. C’est ainsi qu’il crée Djoliba Mining Development, une société minière dont il devint le PDG. Les arguments ne manquent pas pour ce jeune chef d’entreprise. Il sait qu’il faut de l’organisation et de la méthode au bon chef d’entreprise pour conduire les acteurs à atteindre des objectifs fixés. L’excellence exige la pertinence des informations et la pratique du management en tant qu’art et science. La radio communautaire Djoliba FM est née. Elle favorise les échanges entre les différents acteurs du développement de par sa ligne éditoriale et la grille de ses programmes. Elle joue dans la cité un rôle d’apaisement dans un environnement très affecté par des divergences politiques. Parlant couramment l’anglais et l’espagnol, et ayant plusieurs arcs à l’épaule, Sorel Doumbouya innove par la constitution du Groupe Djoliba International S.A. Un groupe qui évolue aussi bien dans la pêche industrielle, les mines, les médias, l’industrie agroalimentaire et le sport. Toujours soucieux du mieux-être de ses compatriotes et du déficit d’emplois en faveur de la jeunesse, il s’engage pour la reprise de l’usine de jus de fruit de Kankan, une agro-industrie longtemps restée dans les oubliettes faute de repreneur. Cette reprise est à la fois favorable aux producteurs de fruits et à la réduction du taux de chômage. Il ne se limite pas là. L’un des symboles de la cité de Bemba Kabiné et de Cheick Fantamady, le Milo Football Club, jadis parmi les meilleures équipes du pays, est en souffrance et reléguée en division nationale. En 2013, le mécène Sory Doumbouya est élu président du club, lors de la dernière assemblée générale. Conscient des problèmes chroniques qui affectent le club, dont le manque de cohésion et l’absence d’une ligne d’action claire ne sont pas les moindres, le dynamique Kouroussaka se montre confiant dans sa capacité et à celle de l’équipe qui l’entoure d’y faire face. Il dit avoir pris les destinés du Milo FC en mains, en témoignage d’une enfance et d’une jeunesse passées dans le Nabaya. C’est ce chef d’entreprise que nous avons approché dans les jardins du Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI). Un rien l’intéresse.

Il est curieux de tout. Certains diront-même de manière maladive. Tous ses sens sont en éveil, du lever au coucher (et parfois la nuit aussi) pour capter, sans cesse, le moindre indice qui lui soit profitable, comme aux entreprises dont il signe les destins. C’est ainsi un expert sur le plan marketing et commercial, car il fait comme personne le lien entre marchés et rentabilité. Homme d’analyse critique, une fois sa dextérité établie en ces domaines, il peut faire preuve d’une intuition étonnante grâce à sa connaissance toute particulière du milieu dans lequel il se sent à l’aise comme un poisson dans l’eau.

L’Humain est sa première richesse. Il croit en l’Homme.                                  

Et, pour commencer, il a une bonne estime de lui-même. Il ne s’agit pas de narcissisme ou d’égocentrisme démesuré. C’est simplement qu’il sait s’évaluer (s’estimer) à sa juste mesure. Il se connaît et peut ainsi se faire confiance comme, par conséquent, faire confiance aux autres dès l’instant où il leur communique l’essentiel, autant que ces derniers lui en donnent les moyens. Déléguer son autorité ne lui pose aucun problème si cela lui permet de mieux utiliser, au profit des entreprises, c’est-à-dire de toutes celles et ceux qui l’incarnent, ses champs d’expertise. Il a identifié et prend en charge les domaines dont lui-seul est dépositaire, en particulier la gestion de la responsabilité dans sa globalité. Il est ainsi passé du rôle d’homme-orchestre à celui de chef d’orchestre. Il connaît celles et ceux qu’il manage, confie des missions claires et sensées et reconnait en retour leur travail, en toute objectivité. Il ne parle pas de ses collaborateurs comme d’un « mal nécessaire ». Il est convaincu qu’ils lui sont indispensables, parce qu’ils constituent la première richesse (ressource) de ses entreprises. Il aide alors les salariés à progresser selon leurs volontés et les encourage comme les sanctionne, sans excès ou emportements. Il fait la différence entre le droit à l’erreur, indispensable pour qui veut promouvoir l’innovation, et la négligence qui doit être proscrite parce que néfaste. Il distingue également la quête d’autonomie et sa promotion quand elle est demandée par certains collaborateurs et la recherche d’indépendance réclamée par d’autres, préjudiciable à la cohésion interne. Il fédère, catalyse, intègre par l’explication. Sorel Doumbouya est le garant d’un climat social serein grâce au charisme qu’il a développé, à l’autorité qui lui est reconnue et à l’humour    qu’il manie avec subtilité.

Un rêveur éveillé                                                                                                 

C’est un réaliste, un pragmatique enthousiaste dont les pieds sont ancrés dans la terre quand la tête est dans les étoiles. Tout en restant en proximité de ses collaborateurs, clients et fournisseurs, il prend la juste avance sur l’actualité pour investir la réflexion stratégique et prévoir ce que sera demain. C’est ainsi un architecte visionnaire du développement de ses entreprises et donc de sa réussite à venir. Il ménage un juste équilibre entre action et réflexion, prenant le temps quand, justement, il ne l’a pas ou plus. Il fait œuvre de courage et de ténacité, fuyant les discours de résignation ou ce syndrome de victimisation en plein car, en fin démocrate qu’il est, il décide avec justesse autant qu’il accepte, chaque fois que nécessaire, de se remettre en question, sans esquiver ni culpabiliser.

Humilité et ambition

Homme de raison, Sory Sorel DOUMBOUYA est audacieux. Voyageur sans grand repos, résistant au stress et à la fatigue grâce à une excellente hygiène de vie, il ose se rendre où personne n’est encore jamais parvenu, parce qu’il est hanté par la recherche du meilleur pour lui et les autres. Il porte un regard mesuré sur le progrès, le définissant comme un moyen au service du mieux-être de l’humanité et non comme un objectif en soi. Il tend à l’exemplarité (et non à la perfection) autant qu’à l’honnêteté car il n’y a pas de changement qui vaille complètement et durablement s’il laisse au bord du chemin certains compagnons. Il est à la fois stratège et diplomate, sachant convaincre sans blesser. La complaisance lui est étrangère autant que l’empathie lui est naturelle. En somme, Sorel est devenu un excellent chef d’entreprise grâce un apprentissage quotidien et sans fin, loin de tout statut ou prédestinée de droit divin. C’est un entrepreneur dont les résultats ne cessent de croître parce qu’il réunit des compétences et des qualités humaines de plus en plus               nombreuses et surtout un niveau de maîtrise de plus en plus élevé. Enfin, le meilleur indicateur   de réussite dont dispose Sory DOUMBOUYA est son état de bien-être autant que celui de celles et ceux avec qui il travaille en toute osmose. Dans ce contexte, l’effort vertueux qu’il incarne et revendique trouve sa place entière, loin de toute forme de souffrance qui, si par malheur elle venait à s’immiscer, serait immédiatement éradiquée, tel Michel terrassant le dragon.

                                                                               Hady GUISSE