ALHOUSSEINY OUSMANE KALLO, DIRECTEUR GENERAL DE INEKTO :

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ALHOUSSEINY OUSMANE KALLO, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE INEKTO : « Nous sommes en train de mettre en place une solution qui permettra de rendre automatique toute la gestion des impôts »

Alhousséiny Ousmane KALLO est un Guinéen qui évolue dans le domaine de l’ingénierie informatique. Après un séjour à l’étranger, il a ouvert son entreprise à Conakry où il intervient auprès de diverses institutions publiques et privées, en développant des plateformes numériques qui permettent de solutionner les problèmes d’ordre informatiques que celles-ci rencontrent dans leur évolution.

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Vous êtes chef d’entreprise ; parti de loin pour Conakry. Un mot sur l’entrepreneuriat en Guinée.

Effectivement, nous sommes arrivés à Conakry très récemment, nous évoluons dans le secteur de l’ingénierie informatique. Nous venons de Sénégal et avons travaillé en Afrique centrale : Congo, Gabon, Congo Kinshasa, Cameroun,  Tchad. C’est au mois de mai 2015 que nous avons décidé de créer une structure en Guinée, qui évoluera dans le même domaine. L’entreprenariat en Guinée est un peu difficile, en termes de ressources, d’activités, de services, il suit une voie compliquée, mais étant Guinéen, on est obligé de venir pour se battre afin que nous réussissions ensemble.

La Guinée manque aujourd’hui cruellement de technicité informatique. Quel constat faites-vous de cet état de fait et quelles solutions préconisez-vous ?

Il y a un manque de compétences qu’il faut reconnaitre ; en ce qui nous concerne nous sommes arrivés au mois de février, nous étions obligés de faire venir l’expertise internationale, parce qu’en ce moment, nous n’avions pas d’ingénieurs avérés qui peuvent faire le travail. Ce manque a été comblé avec l’importation d’une main d’œuvre étrangère, qui pourra soutenir l’équipe locale. Mais dans l’équipe, il fallait aussi prendre des ingénieurs locaux, afin de passer la main. Surtout dans un domaine comme l’ingénierie informatique, c’est de trouver des solutions à des problématiques techniques. Donc, il faut développer des applications et des solutions. C’est du génie logiciel, tu n’en trouves pas dans les universités guinéennes, ce qui est dommage.

La solution se trouve à trois niveaux. Premier volet : c’est l’Etat, il faut que nous revenions sur la formation. On a beau vouloir changer ce pays, le premier élément sur lequel on doit intervenir, c’est la formation. Il faudrait que l’Etat mette les moyens et mette le contrôle pour que les écoles donnent une formation de qualité. Donc, dans les écoles, il faut qu’il y ait des formations orientées « techniques », orientées « professionnelles ». Les formations classiques, magistrales et autres ; je pense que ce n’est pas de cela dont on a besoin aujourd’hui. Le développement passe nécessairement par les formations techniques, faire des filières de formations en génie civil, génie technique, génie logiciel ; dans les domaines à haute valeur ajoutée. Deuxièmement, il faudrait que les jeunes que nous mettons à l’école oublient de penser à aller à des formations comme l’économie, droit, finance. C’est ce que tout le monde fait, or les pays qui se développent passent nécessairement par le domaine technique. Si l’Etat arrive à contrôler la masse éducative, les diplômés qui sortent en fin avec des diplômes techniques ; je pense qu’on peut amorcer le développement. Et le troisième levier, qui est toujours un rôle joué par l’Etat, on a beau avoir toutes les connaissances du monde, si on n’a pas l’infrastructure qu’il faut, c’est une peine perdue, comme j’ai l’habitude de le dire. Il faudrait que l’Etat mette en place la base, l’infrastructure technique. Et j’ose croire qu’avec le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, avec toute la volonté qu’il a, des solutions heureuses ne vont pas tarder à être trouvées.

Vos domaines d’intervention sont multiples et variés. Peut-on en avoir un bref aperçu ?

Aujourd’hui, effectivement, INEKTO est une société d’ingénierie informatique, et qui dit ingénierie, dit développement de solutions quel que soit le problème. Donc, nous trouvons des solutions à des problématiques concrètes, des solutions techniques. Donc, que vous soyez dans l’agriculture, dans le commerce, dans les finances, dans la médecine, dans n’importe quel domaine, s’il y a un problème ou s’il y a une difficulté manuelle, on peut trouver une solution technique, INEKTO a la solution. Parce que nous allons par la conception, le développement et la mise en place des solutions appropriées et sur mesure. Par exemple, le cas de l’impôt, nous sommes en train de mettre en place une solution qui est pratiquement finie, une solution qui permettrait de rendre automatique toute la gestion des impôts. Le simple fait d’écouter un expert ou un technicien de l’impôt, nous pouvons trouver solution à son problème, c’est le même cas si nous  écoutons quelqu’un de la médecine.

Vous êtes chef d’entreprise ; parti de loin pour Conakry. Un mot sur             l’entrepreneuriat en Guinée.

Effectivement, nous sommes arrivés à Conakry très récemment, nous évoluons dans le secteur de l’ingénierie informatique. Nous venons de Sénégal et avons travaillé en Afrique centrale : Congo, Gabon, Congo Kinshasa, Cameroun,  Tchad. C’est au mois de mai 2015 que nous avons décidé de créer une structure en Guinée, qui évoluera dans le même domaine. L’entreprenariat en Guinée est un peu difficile, en termes de ressources, d’activités, de services, il suit une voie compliquée, mais étant Guinéen, on est obligé de venir pour se battre afin que nous réussissions ensemble.

La Guinée manque aujourd’hui cruellement de technicité informatique. Quel constat faites-vous de cet état de fait et quelles solutions préconisez-vous ?

Il y a un manque de compétences qu’il faut reconnaitre ; en ce qui nous concerne nous sommes arrivés au mois de février, nous étions obligés de faire venir l’expertise internationale, parce qu’en ce moment, nous n’avions pas d’ingénieurs avérés qui peuvent faire le travail. Ce manque a été comblé avec l’importation d’une main d’œuvre étrangère, qui pourra soutenir l’équipe locale. Mais dans l’équipe, il fallait aussi prendre des ingénieurs locaux, afin de passer la main. Surtout dans un domaine comme l’ingénierie informatique, c’est de trouver des solutions à des problématiques techniques. Donc, il faut développer des applications et des solutions. C’est du génie logiciel, tu n’en trouves pas dans les universités guinéennes, ce qui est dommage.

La solution se trouve à trois niveaux. Premier volet : c’est l’Etat, il faut que nous revenions sur la formation. On a beau vouloir changer ce pays, le premier élément sur lequel on doit intervenir, c’est la formation. Il faudrait que l’Etat mette les moyens et mette le contrôle pour que les écoles donnent une formation de qualité. Donc, dans les écoles, il faut qu’il y ait des formations orientées « techniques », orientées « professionnelles ». Les formations classiques, magistrales et autres ; je pense que ce n’est pas de cela dont on a besoin aujourd’hui. Le développement passe nécessairement par les formations techniques, faire des filières de formations en génie civil, génie technique, génie logiciel ; dans les domaines à haute valeur ajoutée. Deuxièmement, il faudrait que les jeunes que nous mettons à l’école oublient de penser à aller à des formations comme l’économie, droit, finance. C’est ce que tout le monde fait, or les pays qui se développent passent nécessairement par le domaine technique. Si l’Etat arrive à contrôler la masse éducative, les diplômés qui sortent en fin avec des diplômes techniques ; je pense qu’on peut amorcer le développement. Et le troisième levier, qui est toujours un rôle joué par l’Etat, on a beau avoir toutes les connaissances du monde, si on n’a pas l’infrastructure qu’il faut, c’est une peine perdue, comme j’ai l’habitude de le dire. Il faudrait que l’Etat mette en place la base, l’infrastructure technique. Et j’ose croire qu’avec le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, avec toute la volonté qu’il a, des solutions heureuses ne vont pas tarder à être trouvées.

Vos domaines d’intervention sont multiples et variés. Peut-on en avoir un bref aperçu ?

Aujourd’hui, effectivement, INEKTO est une société d’ingénierie informatique, et qui dit ingénierie, dit développement de solutions quel que soit le problème. Donc, nous trouvons des solutions à des problématiques concrètes, des solutions techniques. Donc, que vous soyez dans l’agriculture, dans le commerce, dans les finances, dans la médecine, dans n’importe quel domaine, s’il y a un problème ou s’il y a une difficulté manuelle, on peut trouver une solution technique, INEKTO a la solution. Parce que nous allons par la conception, le développement et la mise en place des solutions appropriées et sur mesure. Par exemple, le cas de l’impôt, nous sommes en train de mettre en place une solution qui est pratiquement finie, une solution qui permettrait de rendre automatique toute la gestion des impôts. Le simple fait d’écouter un expert ou un technicien de l’impôt, nous pouvons trouver solution à son problème, c’est le même cas si nous  écoutons quelqu’un de la médecine.

Vous apportez des solutions dans le secteur d’intérêt d’ordre général comme la santé, les finances. Peut-on, dans le futur, vous attendre dans l’éducation, l’hydraulique ou encore l’électricité ?
La gestion des hôpitaux peut être administrée dans un système d’information hospitalier. Nous avons des solutions pour tout ce qui est télécom, vidéo-surveillance, télésurveillance, contrôle de présence et d’accès, ainsi que dans les domaines de la finance. Mais nous avons saisi un domaine comme l’impôt qui est un domaine de gestion manuelle. INEKTO a développé une plateforme qui permet aux impôts de suivre tout ce qui est de la gestion de la contribution foncière unique (CFU), c’est-à-dire les taxes que les maisons paient de façon annuelle à l’Etat. Ce système d’information va permettre de bien accroitre et de sécuriser les recettes de l’Etat. Nous avons fait une proposition d’idées à EDG sur l’automatisation des compteurs prépayés, pour que les clients qui ont ces compteurs chez eux parviennent à recharger leur compteur sans se déplacer. Nous ne souhaitons pas en rester là ; nous voulons intervenir dans tous les domaines, partout où il y a les problèmes techniques.
Le secteur des finances est dans un bourbier, en Guinée. Vos solutions pour les populations ne vous permettraient-elles pas de créer une banque ou votre propre système de finance ?
Vous avez remarqué sur notre plaquette qu’il y a tout une panoplie de solutions financières. D’ailleurs, je profite de l’occasion pour vous dire que bientôt on aura un partenariat avec la Poste qui, bien qu’elle a été publiée, n’est pas encore officielle. La Poste a signé un contrat avec un investisseur étranger sur un partenariat public-privé pour la mise en place d’une institution financière postale. Et nous, INEKTO, nous avons des solutions pour les banques postales, donc nous sommes en train de voir avec la Poste sous quelle forme INEKTO va prendre des parts dans la nouvelle structure. Pour répondre à votre question, au-delà de notre compétence et de nos ressources informatiques, nous avons des compétences que ce soit côté suivi, conseil et informatique, pour mettre en place un système financier, nous sommes en train de nous battre pour avoir notre agrément pour le transfert d’argent. Nous aurions dû d’ailleurs mettre sur notre plaquette que nous disposons d’un logiciel de transfert d’argent. Nous avons la technique et la plateforme. C’est un domaine où il faut être autorisé par la Banque centrale ; c’est pourquoi nous leur avons adressé une lettre, afin d’avoir un agrément pour nous permettre de faire les transferts comme Orange-Money en Guinée.
 
Parmi vos plateformes informatiques, laquelle est d’actualité ou la plus récente ? La plus récente est Uninekto-impôt que nous appelons impôt foncier. C’est une plateforme développée par des ingénieurs guinéens, qui permet de gérer tout ce qui est fiscalité immobilière. Aujourd’hui, tout ce qui est l’assiette fiscale en matière de CFU, de détermination de la matière imposable, la liquidation, le recensement, le recouvrement, le contentieux, le dégrèvement sont les différentes étapes que les services d’impôt utilisent dans la fiscalité immobilière. Donc nous, ayant constaté que cette partie est toujours manuelle, nous avons mis en place deux systèmes, mobile et web, qui permettraient à l’administration fiscale de recenser et gérer toutes les matières imposables : que ce soient les immeubles, les PNB (propriétés non bâties), les biens… et à la fin les liquider. C’est ce qui permettra à chaque contribuable de savoir ce qu’il doit à l’Etat comme taxe. Et même pour les plus-values immobilières, notre application permet de déterminer tout ceci, mais de façon automatique.
Aujourd’hui, notre expertise c’est l’innovation. On permet à l’administration fiscale de recenser les maisons et à partir de ce recensement, géolocaliser les matières. Donc, si je prends une maison qui est à Matam, il suffit juste de regarder sur la plateforme pour rapidement la repérer et avoir toutes les informations la concernant (les avis d’imposition, les historique de paiement, l’exonération dont il a fait l’objet etc.) La plateforme a été mise en place pour accroitre les ressources de l’Etat de façon sécurisée.
L’expertise et l’innovation sont vos slogans. Votre technologie est-elle alors importée ou bien développée par vos ingénieurs guinéens ?
Toutes nos solutions se développent sur une plateforme propriété maison, sur des outils assemblés par des ingénieurs guinéens, même si dans l’équipe il y a des étrangers. Cette raison aussi est très simple ; nous n’avions pas de ressources compétentes sur place, lors de notre installation, pour prendre en main notre plateforme de développement, donc il fallait partir avec l’expertise étrangère. Mais aujourd’hui, ce sont les développeurs guinéens, les jeunes que nous avons recrutés, après la journée du numérique en Guinée, organisée par le ministère des Postes et Télécommunications ; nous avons détecté quelques jeunes qui ont un savoir-faire. Donc, la plateforme est propriété et développée par des Guinéens.
Quels conseils donnez-vous aux lecteurs ?
Nous demandons aux Guinéens, qui ont des problèmes techniques ou qui ont besoin de solutions informatiques, de faire appel à INEKTO, car nous avons une expertise dans la façon de conseiller, d’écouter les clients, de proposer des solutions à leurs problèmes. Nous avons des départements qui ont des techniques avérées,  une expertise en la matière.

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