Klaudi Alfred HOULEMOU, commissaire général de la plate-forme de promotion de la Guinée à Bruxelles

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A la clôture de la deuxième édition du festival ‘’Vive la Guinée à Bruxelles’’  un programme conçu et parrainé par l’agence de promotion des investissements privés (APIP) pour catapulter la Guinée en tête du peloton culturel, minier, économique, etc.… le président de Vision and Wisdom  ASBL , Klaudi Alfred Houlemou s’est prêté à nos questions.

Comment est né ‘‘vivre la Guinée à Bruxelles’’ ?

 La plateforme ‘’Vivre la Guinée à Bruxelles’’ est née d’une frustration d’un citoyen, constatant qu’à chaque fois qu’on voyage, le Guinéen de la République de Guinée est confondu à un citoyen des autres Guinées, donc c’est pour apporter une correction à cet état de fait.

Pourquoi exporter la culture guinéenne à l’étranger ?

 Nous ne sommes pas à mesure de pouvoir envoyer des fonds à même de subventionner la culture en Guinée. Il est important que la République de Guinée qui était au sommet dans les années 1980 puisse reprendre sa place dans le concert des nations.

L’agence de promotion des investissements privés (APIP) est aussi partenaire. Quelles sont les facilites qu’elle vous accorde, en tant que commissaire ?

L’Agence de Promotion des Investissements, ‘’APIP’’, est la structure idéale à charge de la promotion des investissements, d’où l’implication parfaite de cette institution. A la première édition, elle avait préféré suivre à distance le déroulement et pour cette deuxième édition, elle est partenaire technique de l’organisation. En partant de la formalisation des programmes, inscription des participants jusqu’à la coordination des panels et du B to B.

La Guinée à la vitrine internationale à Bruxelles. Que peut-on attendre comme impacts en termes d’investissement direct étranger de la part des investisseurs étrangers et des institutions publiques et privées nationales ?

‘’Vivre la Guinée à Bruxelles’’ est une plateforme qui favorise la promotion de l’image de marque du pays mais la promotion auprès des investisseurs étrangers du nouvel environnement guinéen d’investissement et des potentialités dont regorge notre pays et pour les participants, nous permet d’établir des relations d’affaires et d’expertises belges avec des pays européens pour qualifier nos investisseurs nationaux et tirer un climat de confiance au niveau du pouvoir public-privé.

Bruxelles a été l’objet ces derniers temps d’attentats terroristes. N’est-ce pas un risque d’organiser là-bas ? Quelles sont les mesures de sécurité que vous avez prises ?

 Cela peut paraître un obstacle pour la délivrance des visas aux participants guinéens qui souhaiteraient y prendre part. Mais les autorités du Royaume de Belgique ont mis tout en œuvre pour une meilleure sécurité des populations résidant sur le territoire belge. L’organisation d’un tel événement requiert aussi la prise en compte du volet sécuritaire. Ceci est très important.

Vous organisez sur un terrain très connu de notre compatriote Lansana Bea BEAVOGUI, échevin de Bruxelles de la commune d’Ixelles et député bruxellois. A-t-il été consulté auparavant ? Quelles ont été les points forts de sa contribution ?

C’est Monsieur Lansana Béa DIALLO, qui nous a poussé à envoyer le projet à Bruxelles, sinon il était initialement conçu pour Paris. Et il faut reconnaitre qu’à la première édition, il a pris une part très active dans l’organisation, en mettant à notre disposition des salles abritant l’événement dans sa Commune, Ixelles.

Parallèlement au forum Guinéo-Belge à Conakry au mois d’octobre 2016, êtes-vous approché par le ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger ?

Nous avons travaillé  sur ce projet avec l’ambassade de la République de Guinée auprès des pays du Benelux et de l’Union Européenne, nous pensons que cela est l’aboutissement des différents efforts fournis par l’administration de générale de Vision and Wisdom asbl dont je suis le Président.

De la 1ère édition à la 2ème édition, il n’y a qu’un pas. Quelles leçons avez-vous tiré pour mieux corriger les erreurs du passé ?

 Vous savez que chaque édition a sa particularité, la première édition était le coup d’essai réussi et la deuxième édition vient avec plus d’innovations en matière d’organisation (salle, comité d’organisation, approches partenariales, implication de deux communes, gestion des participants et des panels  etc.…

Le message du commissaire général ?

Nous, notre souhait est qu’on parle positivement de notre pays, la République de Guinée et nous espérons qu’avec  l’implication saine des uns et des autres on y arrivera. Que Dieu le Tout Puissant bénisse la Guinée.

réaliser par Madina Men