ENTREPRISES:La nécessaire connaissance de la structure des coûts

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Entreprises: La nécessaire connaissance de la structure des coûts

L’environnement économique et ses mutations, de plus en plus rapides, obligent les entreprises à s’adapter, faire face aux concurrents et saisir de nouvelles opportunités. Si les entreprises ont une assez bonne connaissance de leurs chiffres d’affaires (ventes pour l’essentiel), l’identification de l’ensemble des coûts mobilisés directement ou indirectement pour produire ou délivrer les services y est souvent une option.

La recherche de la domination par les coûts participe d’une compréhension fine de la chaine de valeurs et  fournit aux dirigeants d’entreprises une meilleure réponse dans un jeu concurrentiel et économique où il y a une pression sur les marges et un plafonnement des chiffres d’affaires.

Intuitivement, une entreprise dont les coûts de production sont moindres est compétitive par rapport à ses concurrents. Toutefois, la politique du moindre coût n’est pas la seule réponse à la recherche de la compétitivité et l’amélioration des marges globales. Il y a aussi la capacité à dégager des synergies au sein de l’entreprise et à reconnaitre l’interdépendance des fonctions de l’entreprise concourant à la chaîne de valeur.

Dit autrement, les coûts ne doivent pas être vus comme une variable d’ajustement, coupe budgétaire ou plafonnement salarial ou même diminution des dépenses d’investissement, mais, a contrario,  un atout pour améliorer les marges et, éventuellement, dans la mesure du possible, pérenniser un avantage concurrentiel.

L’approche de la connaissance des coûts complets permet de se poser les bonnes questions et de repenser les conditions de production et de prestation de services.

En effet, le positionnement stratégique à adopter par les dirigeants conduit notamment à se poser les questions sur les activités et à s’interroger sur les caractéristiques des produits et prestations qu’elles offrent au regard de la maîtrise des coûts et des différentes activités : la façon de faire les choses cause l’activité, chaque activité cause les coûts qui la concernent et le produit consomme les activités. C’est le fameux triptyque Ressources – Activités  –  Produits.

Les produits et les services nécessitent des actions (activités/tâches) qui, à leur tour, pour être réalisées demandent des moyens humains (coûts salariaux et de formation), des locaux et mobiliers de bureaux, des outillages et autres immobilisations corporelles. Pour donner une réalité économique aux coûts, il convient, dans la réflexion, de définir les charges qui doivent être examinées (au moins 90% des charges enregistrées dans les livres comptables et d’autres dites supplétives). D’ailleurs, sans doute, serait-il préférable d’employer le terme ressources (qui correspond mieux à la logique d’action) plutôt que de charge qui est subie.

La réflexion sur la connaissance des coûts conduit également, c’est la centralité dans ce papier, à se pencher sur la manière de faire, d’exécuter l’activité, que la théorie définit comme étant un ensemble de tâches élémentaires faisant appel à un ensemble d’aptitudes cognitives (savoir,  savoir-faire, compétences).

C’est un élément, loin d’être le seul, à considérer dans la définition de la stratégie d’une entreprise. Il est donc indispensable que l’intention stratégique se réfère constamment aussi à la démarche de pilotage par les coûts. Ainsi que, d’ailleurs, les exercices annuels d’élaboration budgétaire, pour correctement attribuer les bonnes ressources pour une meilleure exécution des activités de l’entreprise.

 

Bakary Sylla

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