Conakry nommée Capitale mondiale du livre pour l’année 2017….

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La capitale de la Guinée, Conakry, a été nommée Capitale mondiale du livre pour l’année 2017 par un Comité international d’experts le 30 juin au Siège de l’UNESCO à Paris.

Le comité de sélection a souhaité distinguer Conakry «à la lumière de la qualité et la diversité de son programme» en particulier «pour l’attention accordée à l’implication des communautés» ainsi que «pour son budget maîtrisé et ses objectifs de développement qui mettent l’accent sur les jeunes et l’alphabétisation».

Tout en se félicitant de la qualité des candidatures reçues par l’UNESCO, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a approuvé et salué la décision du Comité de désigner Conakry, Capitale mondiale du livre pour l’année 2017.

«Les livres, l’apprentissage et la lecture sont essentiels à la vie. Le fort investissement de la

 Guinée dans la promotion des livres et de l’alphabétisation témoigne d’une vision claire de la culture et de l’éducation en tant que moteurs du développement, et l’UNESCO est déterminée à soutenir ces efforts», a-t-elle déclaré.

Chaque année, l’UNESCO et les trois organisations professionnelles internationales de l’industrie du livre – l’Union internationale des éditeurs (IPA), la Fédération internationale des libraires (IBF) et la Fédération internationale des associations et institutions des bibliothécaires (IFLA) désignent la Capitale mondiale du livre pour une période d’un an. L’année commence le 23 avril à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Les principaux acteurs du livre se rassembleront afin de promouvoir et célébrer les livres et la lecture durant les 12 mois suivants.

Conakry est la dix-septième ville à être désignée Capitale mondiale du livre après Madrid (2001), Alexandrie (2002), New Delhi (2003), Anvers (2004), Montréal (2005), Turin (2006), Bogota (2007), Amsterdam (2008), Beyrouth (2009), Ljubljana (2010), Buenos Aires (2011), Erevan (2012), Bangkok (2013), Port Harcourt (2014), Incheon (2015) et Wroclaw (2016).

Le 6 mars dernier l’écrivain guinéen Thierno Monénembo, accompagné de Sansy Kaba Diakité, de la maison d’édition Harmattan Guinée, était face aux élèves de Safia école, au quartier Cosa, dans la commune de Ratoma.

Pendant près de trois heures, l’écrivain guinéen a revu en boucle l’ensemble de ses œuvres et s’est prêté ensuite aux questions des participants. Une initiative de l’ONG « Alternative Proximity », qui vise à promouvoir l’éducation à la base.

Après la revue des œuvres de Thierno Monénémbo et la série de questions, les invités, à tour de rôle, sont intervenus pour apporter leur soutien et leurs contributions pour le renforcement du système éducatif de la Guinée.

Enfin, à cette heureuse occasion, l’écrivain guinéen Thierno Monénembo a été honoré par le ministre de la culture, Siaka Barry, le désignant  ambassadeur de la capitale mondiale du livre en 2017 à Conakry.

Sansy Kaba Diakité qui  dirige la maison d’édition L’Harmattan-Guinée est à l’origine de la candidature de Conakry comme « Capitale mondiale du livre ». Dans le monde de la littérature de son pays, le nom de Sansy Kaba Diakité résonne régulièrement, car en plus d’être le directeur de la maison d’édition l’Harmattan Guinée, il est aussi l’initiateur des 72 Heures du livre, une rencontre annuelle entre les professionnels et les amateurs du livre du continent, en vue de célébrer la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. La nomination de la capitale guinéenne comme « Capitale mondiale du livre » en 2017 fait d’elle la première capitale d’Afrique francophone à se voir délivrer ce label par l’Unesco. À l’échelle continentale, seules les villes de Port Harcourt, au Nigeria, et d’Alexandrie, en Égypte, se sont vues décernées ce titre respectivement, en 2002, puis en 2014. De quoi inspirer Sansy Kaba Diakité.

Faut­-il le rappeler, que la Guinée est quand même le pays de Camara Laye qui a écrit ‘’L’Enfant noir’’, de Thierno Monénembo qui a reçu le prix Renaudot en 2008, de Djibril Tamsir Niane qui a écrit ‘’Soundiata’’ ou ‘’l’Epopée du Manding’’. Quand vous prenez tous ces Guinéens qui ont fait des choses exceptionnelles il y a longtemps, et qu’aujourd’hui des talents se mettent en place et se réveillent, cela ne peut être que du positif.

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