Guinée: écoles privées, option ‘’argent’’ !

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Depuis l’ouverture  des classes le 04 octobre 2016 dernier, les parents d’élevés ne sont pas au bout de leurs peines. Les écoles privées font monter les enchères. Elles ne s’intéressent, pour la plupart, qu’à l’argent. Quitte à accentuer la fracture sociale. Autrement dit, élargir le faussé entre riches et pauvres.

Au nez et à la barbe des autorités publiques, les établissements privés, procède annuellement à une augmentation unilatéralement et fantaisiste de la scolarité. Sans compter les cours de révision imposés aux élèves. Aux frais des parents. Quand c’est l’Etat qui se mue dans un silence assourdissant, c’est inadmissible.

En cette période de vache maigre. 

Autres choses : même un poulailler est transformé en salle de classes sous l’indifférence des autorités du pays. La course effrénée vers l’argent fait que, dans la plupart de ces écoles, le niveau de certains enseignants laisse vraiment à désirer. C’est à se demander quelle est la structure en charge d’inspecter ces écoles où l’éthique et à la déontologie sont foulés au sol.

Sur le plan des us et mœurs, c’est dans ces écoles que la dépravation se signale à longueur d’année scolaire. Certains élèves se servent des toilettes publiques pour des scènes dépravantes. Moulées  dans des tenues extravagantes, les filles ouvrent les portes à tous les excès.

Pour tous ces jeunes chômeurs au salaire de misère, l’enseignement détient la palme d’or dans l’exploitation de l’homme par l’homme. Un scénario digne du Moyen-âge jeunes.

Au niveau de l’élémentaire, les salaires varient souvent entre 250.000 et 600 .000 GNF par  mois.  Au collège et lycée, c’est entre 8 000 et 15.000 GNF par heure. Pas de primes de craies ni autres avantages pour encourager travail bien fait.

L’injustice est la partie cachée dans certaines écoles privées. En temps de grèves, la prise en charge est reléguée aux calendes grecques. Cependant, il se trouve que les parents ne vont pas couper les frais de mensualités à cause de ces ruptures.

La rigueur tatillonne et autres mesquinerie viennent à bout à tous ses enseignants qui n’ont d’autres choix que de prendre leurs maux en patience  Certains fondateurs font prévaloir une certaine rigueur et autres contrôles pour asphyxier les enseignent qui rechignent. Les heures d’arrivée et de départ servent à couper dans les salaires de misère, à la fin du mois.

Quelle qualité de formation pour les enfants quand les formateurs sont loin d’être logés à la même enseigne que le fondateur. C’est toute la question qui se pose à ces écoles dont le souci reste et demeure les espèces sonnantes et trébuchantes.

Qui pour sauver les meubles ?

Pour une Nation qui ambitionne l’émergeante, il s’agit de se donner les moyens de sa politique. En Guinée, le constant est que l’enseignement général est relégué au second plan.  L’on se contente de balayer d’un revers de main les critiques et suggestions en se faisant passer pour de fins connaisseurs du système éducatif.  L’on s’enferme dans tour d’ivoire comme si tout était parfait. Comme dit l’adage, « si tu ne sais pas t’habiller, regarde les autres ». Ailleurs, la question relative au système éducatif fait partie des priorités et autres plans de développement. Il ne s’agit pas de se munir de tout un arsenal de règlements, mais prendre le problème à bras-le-corps. Il est de l’avenir du pays d’agir dans le sens de qualifier le système éducatif, loin des caméras.  Sans tambour ni trompette.

D’abord, il va falloir commencer par un recensement exhaustif de tous les établissements d’enseignement privé sur l’étendue du territoire. Ensuite, examiner à la loupe tous les programmes et autres outils pédagogiques. Sans oublier l’évaluation intrinsèque des enseignants. Enfin, procéder à la fermeture des écoles qui ne répondent pas aux critères d’ouverture d’établissement d’enseignement privés. Purement et simplement.

 

Mouctar Diallo

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