MINISTERE DES MINES ET DE LA GEOLOGIE

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La priorité de notre mission

La fin du premier quinquennat du Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a été marquée par une conjoncture peu favorable aux investissements à cause de la crise sanitaire de l’épidémie à virus Ebola notamment. A la prise de fonction du Ministre Abdoulaye Magassouba, la priorité était d’optimiser les impacts socioéconomiques des projets miniers en cours et favoriser de nouveaux investissements. La mission et les objectifs du Département s’articulaient autour de cette priorité.

 L’ Approche

 Améliorer la transparence et l’efficacité dans les opérations de gestion technique et administrative du cadastre minier  national.

  •  Le réseau géodésique national a été revu et mis a jour ;
  • Les dossiers de demande des titres miniers dans le cadastre minier trouvé en place ont été épurés ;
  • Un cadastre minier moderne doté d’un système informatique plus efficient a été conçu et rendu opérationnel ;
  • Une nouvelle procédure cadastrale pour une gestion transparente des titres miniers et autorisations a été mise en place le 1er septembre 2016.

Renforcement et redynamisation des procédures de mise en œuvre des projets miniers intégrés.

  • Le comité Interministériel de Suivi des Projets Miniers Intégrés (CISPMI) préalablement mis en place a été rendu opérationnel ;
  • Le Secrétariat Permanent (Guichet Unique) de ce comité a également été mis en place et rendu opérationnel depuis le 16 mai 2016 ;
  • Un portail internet (licences.mines.gov.gn) portant sur toutes les informations utiles des permis et autorisation a été conçu et renseigné.

Dans le but d’assurer la soutenabilité des projets miniers et améliorer les relations entre les sociétés minières et les communautés d’accueil, une table ronde des parties prenantes du secteur minier a été initiée

  • Le lancement officiel de ce processus a eu lieu le 3 juin 2016 et les travaux pour la tenue de la table ronde sont en cours ;
  • Compte tenu de la proximité de certaines sociétés minières en activité en Guinée, leur accès aux infrastructures connexes aux mines de façon rationnelle était parmi les préoccupations du Département. Le Ministère a œuvré à soutenir une approche fiable de mutualisation et de développement des infrastructures minières;
  • Un atelier de haut niveau qui a connu la participation des Ministères des Transports et du Ministre des Mines et de la Géologie, a validé ce cadre de régulation le 17 juin 2016 ;
  • Le Ministère a initié et conduit des actions de concertation entre les sociétés minières de la région de Boké (CBG, COBAD, GAC) afin de trouver des solutions conviviales à toutes les difficultés pouvant retarder la bonne évolution des projets en cours.

Le suivi des activités sur le terrain en vue de s’assurer que les projets miniers se déroulent dans les meilleures conditions et conformément aux engagements des uns et des autres est au centre des priorités du Ministère des Mines et de la Géologie. Dans ce cadre, les actions suivantes ont été entreprises :

  • Des missions de contrôle et d’inspection ont été effectuées sur le terrain. Ces missions ont abouti au retrait de 154 permis inactifs qui ont été reversés dans le portefeuille de l’Etat ;
  • Des exercices périodiques de réconciliation des données du Bureau National d’Expertise et de celles de la Banque Centrale de la République de Guinée portant sur les recettes de la vente d’or artisanal par les comptoirs d’achat et d’exportation d’or ont été réalisés.
  • Des mesures ont été prises pour le rapatriement en devises de ces recettes et des résultats encourageants sont notés.
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Le pourcentage des recettes rapatriées dans le cadre des missions de contrôle est en hausse, il est passé de 42% à 66% entre Mai et Août 2016.

Concernant les aspects géologiques et géophysique de la mission du Ministère des Mines et de la Géologie, le Département s’est attelé à récupérer les données détenues par les tiers dans le cadre des partenariats et projets antérieurs.

  • Les contacts pris avec les tiers concernés ont permis de récupérer certaines données ;
  • D’autres actions sont en cours pour la récupération de l’intégralité des données restantes et de la relance de la recherche géologique à des échelles plus précises.

Le Ministère relève le défi crucial de rajeunissement de l‘administration tout en gardant précieusement les compétences existantes.

  • A travers le décret du 8 juillet 2016, ce sont une vingtaine de jeunes cadres qui ont été promus aux postes de Directeurs et Directeurs Adjoints.
  • Ces jeunes cadres ont désormais la lourde tâche de réussir les réformes en cours et d’atteindre les résultats escomptés. La nouvelle équipe a réussi sa prise de fonction et devrait atteindre, sinon dépasser toute expectation.

Le résultat escompté de toutes les démarches citées ci-haut est l’accroissement de l’impact du secteur minier sur l’économie nationale. Cet accroissement devrait se passer tant au niveau des projets miniers industriels structurés et formels qu’au niveau des activités minières artisanales moins structurées et peu formelles. Les actions ont visé à :

  • élaborer et mettre en œuvre une politique nationale de contenu local dans le secteur minier,
  • réorganiser l’exploitation artisanale et promouvoir l’exploitation semi-industrielle par la formation et la professionnalisation progressive des miniers artisanaux

RESULTATS ATTEINTS

La mise en œuvre du plan d’actions prioritaires a notamment contribué aux résultats suivants:

  • La finalisation de la négociation de la Convention de Base d’Alufer (USD 185 M d’investissements prévus);
  • La signature de la convention de base amendée de la SAG (USD 400 millions prévus, dont USD 117millions pour la première phase) ;
  • L’adoption par l’Assemblée Nationale de l’annexe 12 de la convention Projet Dian-Dian ;
  • L’accord sur la réhabilitation et l’extension de l’usine d’alumine de Friguia ;
  • L’approbation du financement de la première phase du projet d’extension de la CBG (USD 643 Millions en financement immédiat) ;
  • L’approbation du financement de la première phase du projet GAC (USD 1,4 Milliards).
  • la mise en place d’une nouvelle structure pour le Département avec a la clé, la création de nouveaux services pour mieux cerner les préoccupations de l’heure du secteur (Relations communautaires et Contenu local, etc.)
  • Des programmes de formation initiés dans le cadre du renforcement des capacités
  • La restructuration de l’ANAIM (la mise en place d’un CA et adoption des statuts)
  • La poursuite de l’opérationnalisation de la SOGUIPAMI en la dotant de blocs miniers aux fins de promotion

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